Nous vous avions présenté le programme d'affiliation du site internet Amazon. Si vous avez l'âme d'un littéraire, voici une autre idée intéressante pour gagner de l'argent grâce à ce géant du e-commerce.
Avez-vous déjà pensé à rédiger et publier un livre ? Il y a encore quelques années, ce privilège était réservé aux quelques personnes ayant des contacts avec les maisons d'édition et les professions du secteur… Aujourd'hui, grâce à la dématérialisation et à l'expansion du numérique, n'importe qui peut partager ses propres romans ou essais. Vous pouvez même envisager d'en faire votre métier !
Voici quelques conseils pour que cette activité vous rapporte un maximum d'argent.
Pourquoi l'autoédition séduit de plus en plus d'auteurs ?
Il faut toutefois garder une idée essentielle en tête avant de se lancer : publier facilement ne signifie pas vendre facilement. La technologie a considérablement réduit les barrières à l'entrée, mais elle a également fait augmenter le nombre de concurrents. Aujourd'hui, votre principal adversaire n'est donc plus le comité de lecture d'une maison d'édition, mais l'immense quantité de livres déjà disponibles en ligne. La bonne nouvelle, c'est qu'un auteur indépendant peut désormais expérimenter, améliorer son catalogue et construire progressivement une véritable activité autour de ses ouvrages.
Le modèle de l'autoédition présente d'ailleurs un avantage considérable : vous contrôlez une grande partie de la chaîne. Vous choisissez votre sujet, votre titre, votre couverture, votre prix, votre calendrier de publication et votre stratégie commerciale. En contrepartie, vous récupérez aussi les tâches qu'une maison d'édition aurait traditionnellement prises en charge : correction, mise en page, conception graphique, promotion, suivi des ventes et parfois même service après-vente. L'auteur devient donc, qu'il le veuille ou non, un petit éditeur.
Créer son livre Kindle, c'est très simple
Pour publier votre livre sur la toile et pour qu'il génère des revenus, l'idéal reste d'utiliser la plateforme Amazon Kindle, qui domine dans le secteur de l'édition en ligne. Ouverte à tous, elle est facile à prendre en main et permet la diffusion large des livres.
Choisir le bon format pour son livre
La plateforme utilisée par Amazon pour l'autoédition s'appelle Kindle Direct Publishing, plus couramment désignée par son acronyme KDP. Elle permet aujourd'hui de publier non seulement des ebooks Kindle, mais également des livres brochés et des livres reliés. Il est donc possible de commencer avec un fichier numérique, puis de proposer ensuite une édition papier sans nécessairement passer par une imprimerie traditionnelle.
Cette évolution est importante, car l'autoédition moderne ne se limite plus au fameux « e-book ». Un même ouvrage peut exister sous forme numérique pour les lecteurs qui lisent sur Kindle ou dans l'application Kindle, en version brochée pour ceux qui préfèrent le papier et, lorsque cela a du sens, en version reliée. Les différentes éditions peuvent ainsi être proposées autour d'un même titre, ce qui permet de toucher plusieurs habitudes de lecture.
Pour un premier projet, l'ebook reste néanmoins un excellent laboratoire. Il évite de devoir financer à l'avance un stock d'exemplaires et permet de tester un sujet auprès du public. Si le livre trouve son lectorat, vous pourrez ensuite réfléchir à une édition papier, à une suite, à une nouvelle édition enrichie, à une traduction ou à d'autres produits éditoriaux. Autrement dit, votre premier livre peut devenir le premier élément d'un catalogue plutôt qu'un projet isolé.
Définir son projet avant de commencer à écrire
Avant même d'ouvrir votre compte KDP, prenez quelques minutes pour définir précisément le projet. S'agit-il d'un roman ? D'un guide pratique ? D'un livre professionnel ? D'un ouvrage destiné aux enfants ? D'un recueil de nouvelles ? Ces catégories n'ont ni les mêmes lecteurs, ni les mêmes attentes, ni les mêmes habitudes d'achat. Un roman policier ne se présente pas comme un guide de bricolage, et un manuel destiné aux débutants ne se vend pas comme une autobiographie.
Pour un auteur qui souhaite gagner de l'argent, cette réflexion initiale est loin d'être accessoire. Il est généralement plus facile de construire une stratégie commerciale autour d'un lectorat clairement identifié que de publier un ouvrage extrêmement général en espérant que « tout le monde » sera intéressé. Un public précis n'est pas forcément un petit public : il peut simplement être plus facile à atteindre et à comprendre.
Pour commencer, rédigez votre livre dans un logiciel de traitement de texte à l'image de Word ou OpenOffice. Il ne suffit pas de penser à l'histoire ou au contenu même du livre, mais d'anticiper tous les éléments qui vont le constituer : sa couverture, sa quatrième de couverture, ses éventuelles illustrations et son sommaire.
Soigner la rédaction et la correction du manuscrit
Le manuscrit mérite une attention particulière, car une erreur fréquente consiste à considérer que le texte est terminé dès que le dernier chapitre est écrit. En réalité, la rédaction n'est qu'une étape. Il faut ensuite relire le contenu, vérifier sa cohérence, corriger les fautes, contrôler les références, harmoniser les titres, uniformiser les dialogues et s'assurer que les chapitres s'enchaînent correctement. Pour un ouvrage pratique, il faut aussi vérifier les chiffres, les dates, les liens et les informations susceptibles d'avoir évolué.
Une correction orthographique automatique est utile, mais elle ne remplace pas une véritable relecture. Les logiciels peuvent repérer une faute d'accord, mais ils ne comprennent pas toujours qu'un mot parfaitement orthographié est employé dans un mauvais contexte. Une lecture à voix haute permet également de détecter les répétitions, les phrases trop longues et les passages qui manquent de naturel. C'est une technique particulièrement efficace pour les romans, mais aussi pour les textes professionnels.
Si votre budget le permet, faire relire le manuscrit par une personne extérieure constitue souvent l'un des investissements les plus rentables du projet. L'auteur connaît tellement bien son texte qu'il finit par lire ce qu'il pense avoir écrit plutôt que ce qui se trouve réellement sur la page. Un lecteur extérieur repérera plus facilement une explication obscure, une contradiction ou un passage qui semble évident à l'auteur mais pas au public.
Préparer correctement la mise en page
La mise en page doit également être pensée en fonction du format choisi. Un document destiné à l'impression ne se prépare pas exactement comme un ebook. Dans un livre numérique à mise en page adaptative, le texte doit pouvoir s'afficher correctement sur des écrans de tailles différentes. Il faut donc éviter les bricolages reposant sur des espaces multiples, des tabulations excessives ou des sauts de ligne utilisés pour simuler une mise en page fixe.
Les outils proposés par Amazon peuvent faciliter certaines étapes de la préparation. KDP met notamment à disposition des solutions permettant de préparer ou de vérifier le manuscrit et la couverture. Ces outils sont particulièrement intéressants pour un débutant qui ne maîtrise pas encore les contraintes techniques de l'édition numérique.
Créer une couverture qui donne envie de cliquer
La couverture mérite d'ailleurs presque autant d'attention que le manuscrit. Sur une boutique en ligne, elle est souvent vue sous forme de petite vignette sur un écran de téléphone. Une couverture magnifique lorsqu'elle est affichée en grand peut devenir illisible en miniature. Le titre doit donc rester identifiable, la hiérarchie visuelle doit être claire et l'ensemble doit immédiatement communiquer le genre ou la promesse du livre.
Il ne faut pas non plus confondre originalité et complexité. Une couverture composée de dix polices différentes, de quinze couleurs et d'une illustration surchargée ne donne pas nécessairement une impression plus professionnelle. Dans beaucoup de catégories, les couvertures efficaces reposent au contraire sur une composition simple, lisible et cohérente avec les codes du genre.
Rédiger une description commerciale efficace
La quatrième de couverture, ou plus exactement la description commerciale de la fiche Amazon pour un ebook, joue un autre rôle : elle doit donner envie de continuer la lecture. Il ne s'agit pas de résumer l'intégralité de l'ouvrage. Pour un roman, elle peut installer le personnage principal, le problème et l'enjeu sans révéler les éléments essentiels de l'intrigue. Pour un livre pratique, elle doit expliquer clairement ce que le lecteur pourra apprendre ou accomplir grâce à l'ouvrage.
Une erreur classique consiste à écrire une description comme s'il s'agissait d'un résumé scolaire. « Ce livre parle de… » n'est généralement pas la formulation la plus engageante. La description doit plutôt répondre à une question simple : pourquoi un lecteur qui ne connaît pas encore l'auteur devrait-il consacrer plusieurs heures à ce livre ? Une bonne fiche produit réduit le doute et aide le visiteur à comprendre rapidement ce qu'il va trouver.
La page de titre, les informations de copyright, les remerciements, le sommaire et la biographie de l'auteur doivent également être pensés avec soin lorsque ces éléments sont pertinents. Pour un livre illustré ou un ouvrage pratique, contrôlez particulièrement la résolution des images et leur affichage sur différents appareils. Une photographie impeccable dans votre fichier source peut devenir décevante après conversion si le document a été préparé sans tenir compte des contraintes du format numérique.
Quand vous estimez que votre livre est entièrement prêt à la publication, il vous suffit d'ouvrir un compte sur Amazon Kindle et de transférer le document : il sera alors disponible sur la plateforme !
Publier son livre sur Amazon KDP
Dans la pratique, la publication comporte plusieurs étapes. Vous renseignez d'abord les informations relatives au livre, notamment son titre, son sous-titre éventuel, son auteur, sa description, les mots-clés et les catégories. Vous importez ensuite le manuscrit et la couverture, puis vous utilisez l'outil de prévisualisation pour contrôler l'apparence du résultat. Enfin, vous choisissez les droits, le prix et les paramètres de distribution avant de soumettre l'ouvrage à la publication.
La phase de prévisualisation ne doit surtout pas être traitée comme une formalité administrative. Parcourez le livre comme si vous étiez un lecteur qui venait de l'acheter. Vérifiez les premières pages, les débuts de chapitres, les tableaux, les images, les liens, les sauts de page et la table des matières. Une erreur de mise en page découverte après publication n'est pas dramatique, mais elle peut donner une impression amateur dès les premières minutes de lecture.
La publication n'est d'ailleurs pas nécessairement instantanée. Amazon effectue des vérifications avant la mise en vente et les délais peuvent varier. Si vous prévoyez une date de lancement précise, mieux vaut donc préparer le livre suffisamment tôt plutôt que de terminer le manuscrit quelques heures avant l'événement.
Vous pouvez également envisager la précommande lorsque cette fonction correspond à votre stratégie. Elle permet de préparer la communication avant la sortie officielle et de réunir les premières commandes. Cette possibilité demande toutefois davantage de rigueur : le manuscrit final doit être envoyé dans les délais prévus et une modification de dernière minute peut devenir problématique à l'approche de la date de publication.
Comprendre les revenus générés par un ebook
En format numérique, votre ouvrage vous permet de gagner plus d'argent que si vous choisissez l'impression physique. En effet, en moyenne, sur un véritable livre vendu 20 €, l'auteur perçoit tout juste 1 €, car il faut assumer tous les coûts d'impression. Sur la toile, chaque vente peut vous rapporter davantage, ce qui peut, à la fin du mois, faire la différence sur votre compte en banque.
Cette comparaison doit cependant être nuancée. Il n'existe pas de montant universel que l'auteur gagne sur un livre papier vendu 20 €, car la rémunération dépend du contrat d'édition, du format, du prix, du tirage et de nombreux autres paramètres. De même, un ebook ne laisse pas nécessairement 70 % du prix affiché dans la poche de l'auteur : la formule de redevance dépend du prix, du territoire, de la TVA et, dans le cas du taux de 70 %, de frais de livraison calculés notamment à partir de la taille du fichier.
Comment fonctionne la rémunération des ebooks ?
Pour les ebooks, KDP propose différentes formules de redevance. Dans certaines conditions et certains territoires, le taux de 70 % peut être accessible, tandis que d'autres ventes relèvent du taux de 35 %. Il faut donc consulter les conditions tarifaires en vigueur au moment de publier plutôt que de considérer un pourcentage comme garanti dans toutes les situations.
Autrement dit, il vaut mieux éviter le raccourci « je vends mon ebook 5,99 € et je touche 70 % de 5,99 € ». Le calcul réel est plus subtil. La fiscalité applicable au livre numérique et les éventuels frais pris en compte par la formule de rémunération doivent notamment être intégrés au calcul.
Fixer le prix de son ebook
Le prix de vente doit donc être choisi avec une logique économique. Un tarif très bas peut faciliter l'achat impulsif, mais il réduit mécaniquement le revenu par exemplaire. À l'inverse, un prix élevé augmente la recette potentielle par vente mais peut constituer un obstacle, notamment pour un auteur inconnu. Le bon prix dépend du genre, de la longueur, de la valeur perçue, du positionnement et des prix pratiqués par les ouvrages concurrents.
Pourquoi proposer aussi une version papier ?
Le livre papier ne doit pas non plus être considéré comme l'ennemi de l'ebook. Grâce à l'impression à la demande, vous pouvez proposer une version brochée ou reliée sans commander nécessairement des centaines d'exemplaires à l'avance. Les coûts d'impression sont alors intégrés au calcul des redevances du format papier.
Pour certains ouvrages, le papier peut même être particulièrement pertinent : livres de cuisine, cahiers pratiques, romans, livres pour enfants, guides illustrés, ouvrages professionnels ou cadeaux. Le numérique et le papier peuvent ainsi fonctionner ensemble plutôt que se cannibaliser. Un lecteur peut découvrir votre ebook et acheter ensuite une édition papier, tandis qu'un autre peut faire exactement le chemin inverse.
Le délai entre les ventes et le paiement
Il faut aussi intégrer un élément souvent oublié par les débutants : le délai entre une vente et le versement de l'argent. Les redevances ne sont généralement pas versées immédiatement après chaque achat. Il existe un décalage entre la vente, son apparition dans les rapports, le calcul des redevances et le paiement. Pour une activité régulière, il est donc préférable de raisonner en revenus générés et en trésorerie réellement disponible.
Cela signifie qu'un auteur qui réalise une belle semaine de lancement ne doit pas nécessairement s'attendre à voir immédiatement la totalité de cette somme apparaître sur son compte bancaire. Pour une activité régulière, cette particularité doit être intégrée dans la gestion du budget.
Comment faire connaître son livre Kindle ?
Préparer la promotion avant la sortie
Publier un livre sur Amazon Kindle est une première étape : pour augmenter ses ventes et donc ses bénéfices, il faut absolument le faire connaître. Dans cette optique, n'hésitez pas à annoncer la sortie de votre écrit partout autour de vous : sur les réseaux sociaux, bien sûr, mais aussi auprès de vos proches et même au travail. Ne sous-estimez jamais le pouvoir du bouche-à-oreille : si l'on commence à découvrir que vous avez publié quelque chose, les plus curieux vont forcément désirer en savoir plus.
La promotion mérite cependant d'être pensée bien avant le jour de sortie. Une erreur fréquente consiste à terminer le manuscrit, cliquer sur « Publier », puis se demander le lendemain comment trouver des lecteurs. À ce moment-là, le livre est effectivement disponible… mais personne ne sait forcément qu'il existe. Une stratégie plus efficace consiste à préparer progressivement une audience pendant l'écriture.
Construire une audience autour de son univers
Un auteur peut par exemple créer un site personnel, une newsletter ou des comptes consacrés à son univers éditorial. Le contenu publié n'a pas besoin de répéter constamment « achetez mon livre ». Il peut apporter une vraie valeur au lecteur : conseils, coulisses d'écriture, extraits, analyses, anecdotes, recherches réalisées pour le livre, réflexions sur le thème abordé ou contenus complémentaires. Le principe est simple : donner une raison de vous suivre même lorsque le lecteur n'est pas immédiatement prêt à acheter.
La newsletter mérite une attention particulière, car elle permet de construire une relation directe avec des lecteurs intéressés. Sur un réseau social, votre publication dépend du fonctionnement de la plateforme et de son algorithme. Avec une liste d'abonnés obtenue légalement et avec leur consentement, vous disposez d'un canal de communication plus stable. Vous pouvez annoncer une sortie, partager un extrait, proposer une nouvelle ou prévenir vos lecteurs lorsqu'un nouvel ouvrage est disponible.
L'idéal pour vendre un maximum d'e-books reste de mettre en place une campagne de communication importante sur le web. Si vous avez un blog, il faut absolument écrire des articles en rapport avec votre livre — sans oublier d'insérer des liens vers la page pour l'acheter sur Amazon. Le rôle des influenceurs est aussi déterminant : si vous arrivez à en contacter, proposez-leur la lecture de votre œuvre, dans l'optique d'obtenir un billet sur leur propre site Internet.
Utiliser le référencement naturel pour attirer des lecteurs
Le référencement naturel peut compléter cette stratégie. Si votre livre répond à une problématique précise, rédiger des articles autour des questions que se posent réellement les internautes peut permettre de faire découvrir votre univers. Il ne faut toutefois pas confondre référencement et répétition mécanique de mots-clés. Un article utile, original et réellement consacré au sujet aura davantage de valeur qu'un texte artificiellement rempli de termes destinés aux moteurs de recherche.
Promouvoir un roman sur Internet
Pour un ouvrage de fiction, la stratégie peut être différente. Un auteur de roman peut publier des contenus sur les personnages, les lieux, les inspirations, les coulisses de l'écriture ou le genre littéraire. Il peut également proposer un premier chapitre, organiser une rencontre avec des lecteurs, participer à des communautés spécialisées ou collaborer avec des chroniqueurs littéraires. L'objectif est toujours de trouver les endroits où se trouvent déjà les lecteurs susceptibles d'apprécier le livre.
Collaborer avec des influenceurs et chroniqueurs
Les influenceurs peuvent être utiles, mais leur nombre d'abonnés n'est pas le seul indicateur intéressant. Une personne suivie par 20 000 lecteurs passionnés de littérature dans votre genre peut être beaucoup plus pertinente qu'un compte généraliste comptant plusieurs centaines de milliers d'abonnés. La qualité de l'audience, son adéquation avec le sujet et la confiance accordée au créateur sont souvent plus importantes que le simple compteur affiché sur son profil.
Lorsqu'un créateur de contenu accepte de découvrir votre ouvrage, il est préférable de respecter son indépendance éditoriale. Vous pouvez lui proposer un exemplaire gratuit, mais il ne faut pas présenter cet envoi comme une garantie de critique positive. Une recommandation crédible est justement une recommandation qui conserve sa liberté de ton.
Le support vidéo est également intéressant pour promouvoir un e-book. Si vous avez déjà une chaîne YouTube qui réunit une communauté plus ou moins importante, enregistrez-vous, parlez de votre histoire et n'oubliez jamais le lien hypertexte vers la fiche produit de votre livre, pour augmenter à nouveau les ventes.
Utiliser YouTube et les formats vidéo
La vidéo peut prendre plusieurs formes. Une présentation classique du livre fonctionne, mais vous pouvez également publier une lecture d'un court extrait, raconter la naissance du projet, expliquer comment vous avez effectué vos recherches ou répondre aux questions de vos lecteurs. Pour un ouvrage pratique, les possibilités sont encore plus nombreuses : démonstration, tutoriel, avant/après, exemple concret ou présentation d'une méthode.
Il est également possible d'utiliser des formats courts pour attirer l'attention, notamment lorsqu'ils correspondent aux habitudes de votre public. L'objectif n'est pas nécessairement de transformer chaque vidéo en argumentaire de vente. Une courte séquence intéressante peut d'abord attirer un lecteur, qui découvrira ensuite votre profil, votre site et finalement votre livre. La vente devient alors la dernière étape d'un parcours plutôt que le seul objectif de chaque publication.
Faut-il investir dans la publicité ?
La publicité payante peut également être envisagée, mais elle mérite une approche prudente. Dépenser 100 € pour vendre 50 € de livres n'est évidemment pas une stratégie miraculeuse. Avant d'investir, il faut connaître son revenu moyen par vente et déterminer combien vous pouvez raisonnablement consacrer à l'acquisition d'un lecteur. Les campagnes publicitaires doivent être testées progressivement, avec des budgets contrôlés et des indicateurs précis.
Mesurer les performances de ses campagnes
Pour mesurer l'efficacité d'une campagne, ne vous contentez pas de regarder le nombre de clics. Une publicité peut obtenir beaucoup de visites et très peu de ventes. Il est plus intéressant d'observer l'ensemble du parcours : impressions, clics, visites de la fiche produit, achats, revenus générés et éventuellement achats ultérieurs d'autres livres. Cette dernière dimension devient particulièrement importante lorsqu'un auteur dispose de plusieurs ouvrages.
Pourquoi publier plusieurs livres ?
Un auteur qui possède dix livres n'a d'ailleurs pas nécessairement besoin de vendre dix fois plus cher son premier ouvrage. Un lecteur qui apprécie réellement un premier livre peut ensuite acheter le deuxième, puis le troisième. Le catalogue crée alors un effet cumulatif. C'est l'une des raisons pour lesquelles la construction d'une carrière d'auteur indépendant est généralement plus intéressante à long terme que la recherche obsessionnelle d'un « livre miracle ».
Conseils pour réussir son e-book
Trouver un sujet avec un véritable potentiel
Vous savez tout de la promotion d'un e-book, mais connaissez-vous les astuces pour attirer les lecteurs ? Concrètement, même si vous mettez en place les meilleures campagnes de publicité, vous n'atteindrez pas vos objectifs si votre livre n'a pas d'intérêt. Ainsi, il faut sélectionner un sujet porteur, sur lequel vous êtes à l'aise et qui peut intéresser un maximum de personnes.
Ne pas confondre tendance et demande durable
« Sujet porteur » ne signifie pas forcément « sujet à la mode ». Une tendance très visible aujourd'hui peut être beaucoup moins intéressante demain. À l'inverse, certaines problématiques restent recherchées pendant des années : apprendre une compétence, résoudre un problème courant, progresser dans une activité, comprendre un domaine complexe ou se divertir avec une histoire correspondant aux attentes d'un genre précis. Pour un auteur, la durabilité du sujet peut parfois être plus précieuse qu'un engouement passager.
Trouver l'équilibre entre expertise, demande et originalité
Une bonne méthode consiste à croiser trois éléments : ce que vous connaissez réellement, ce que les lecteurs recherchent et ce que vous pouvez traiter d'une manière suffisamment distinctive. Le premier évite d'écrire sur un thème que vous maîtrisez mal, le deuxième limite le risque de produire un ouvrage sans public et le troisième vous empêche de publier une copie à peine différente de dizaines de livres déjà disponibles.
Analyser les livres concurrents sans les copier
Pour étudier un marché, observez les livres concurrents sans chercher à les reproduire. Regardez les titres, les couvertures, les formats, les longueurs, les descriptions et surtout les questions ou critiques formulées par les lecteurs. Les commentaires peuvent révéler ce qui plaît, ce qui déçoit et ce que les lecteurs auraient aimé trouver. Il faut évidemment garder son esprit critique : quelques avis ne constituent pas une étude statistique du marché, mais ils peuvent fournir des pistes extrêmement intéressantes.
Il est aussi utile de distinguer une niche d'un sujet trop étroit. Un ouvrage consacré à une problématique extrêmement précise peut trouver moins de lecteurs potentiels, mais ces lecteurs peuvent être particulièrement intéressés. À l'inverse, vouloir s'adresser à tout le monde conduit souvent à un livre tellement général que personne ne se reconnaît vraiment dans sa promesse.
Le choix du titre est un élément déterminant. C'est la première chose que vos futurs acheteurs vont lire. De plus, puisque votre livre est vendu sur Internet, il faut savoir qu'il sera plus facile à trouver s'il répond à des questions que les gens se posent sur Google. Par exemple, si vous avez envie de rédiger autour de la thématique des travaux et du bricolage, concevez un titre comme « Comment rénover seul sa maison ? », très simple à comprendre et proche des recherches que les internautes font fréquemment sur Google.
Optimiser le titre et le sous-titre
Le titre doit toutefois être pensé pour plusieurs environnements à la fois. Votre livre peut être découvert dans un moteur de recherche, dans les résultats Amazon, dans une recommandation, sur un réseau social ou à travers une publicité. Un titre efficace doit donc être compréhensible rapidement et donner une indication suffisamment claire sur le contenu.
Le sous-titre peut être particulièrement utile pour les ouvrages pratiques. Il permet de préciser la promesse sans transformer le titre principal en phrase interminable. Pour un guide, il peut par exemple préciser le public visé, le résultat recherché ou la méthode proposée. Pour un roman, le sous-titre est généralement moins central, selon le genre et les conventions utilisées.
Il faut cependant éviter de transformer le titre et le sous-titre en une succession de mots-clés. La lisibilité pour l'être humain reste prioritaire. Un titre artificiel peut donner l'impression que l'ouvrage a été conçu uniquement pour attirer les moteurs de recherche, ce qui peut nuire à la confiance du lecteur.
Si vous ne souhaitez pas compter sur l'aide des moteurs de recherche pour vous faire connaître, vous pouvez oser un titre plus mystérieux et miser sur la curiosité des autres. Enfin, on admet volontiers qu'un titre traduisant un bénéfice (du type « Comment mieux supporter la canicule ? » ou « Surmonter la dépression de façon naturelle ») va forcément engager plus de personnes.
Attention aux promesses trop belles pour être vraies
Il convient néanmoins d'être prudent avec les titres promettant des résultats dans les domaines sensibles, notamment la santé. Une promesse commerciale ne doit pas devenir une garantie irréaliste. Un livre peut informer, expliquer ou proposer des pistes, mais il ne devrait pas présenter comme certain un résultat qui dépend de nombreux facteurs individuels. Pour les sujets médicaux, juridiques ou financiers, la qualité des sources et la prudence dans la formulation sont particulièrement importantes.
De manière générale, évitez les promesses spectaculaires que le contenu ne peut pas réellement tenir. « Devenir riche en sept jours », « perdre dix kilos sans effort » ou « maîtriser parfaitement une compétence en une heure » attirera peut-être quelques clics, mais la déception qui suit peut entraîner des retours, des commentaires négatifs et une perte de confiance. Une promesse réaliste et bien tenue est souvent plus durable qu'un slogan tapageur.
L'écriture d'un e-book à publier sur Amazon est à la portée de tous. Il n'est pas nécessaire d'investir de l'argent pour assumer des frais d'édition et l'inscription sur le programme « Publier sur Kindle » est totalement gratuite. Rien ne vous empêche donc d'essayer.
Quels sont les véritables coûts de l'autoédition ?
La gratuité de l'inscription ne signifie cependant pas que la création d'un livre est nécessairement gratuite. Vous pouvez effectivement réaliser vous-même la rédaction, la correction, la couverture et la mise en page, mais vous pouvez aussi décider de payer un correcteur, un graphiste, un maquettiste, un traducteur ou un lecteur professionnel. Ces dépenses sont facultatives dans certains projets, mais elles peuvent améliorer sensiblement la qualité finale.
Il est donc utile de distinguer le coût technique de publication du budget global du projet. Publier un ebook sur KDP peut ne nécessiter aucun paiement initial à Amazon pour mettre le livre en ligne, alors que produire un ouvrage professionnel peut demander du temps et, éventuellement, des prestations extérieures. Le temps passé par l'auteur lui-même constitue également une ressource économique, même s'il n'apparaît pas sur une facture.
Traduire son livre pour toucher d'autres marchés
Une autre dépense potentielle concerne la traduction. Si votre livre fonctionne en français, une traduction vers une autre langue peut théoriquement ouvrir l'accès à de nouveaux marchés. Mais une traduction automatique non vérifiée peut dégrader considérablement l'expérience du lecteur. Pour une œuvre destinée à être commercialisée sérieusement, la relecture par un locuteur compétent reste essentielle.
Respecter les droits d'auteur et les licences
La question des droits doit également être prise très au sérieux. Vous devez disposer des droits nécessaires sur le texte, les photographies, les illustrations, les traductions et tous les autres éléments intégrés au livre. Une image trouvée dans Google Images n'est pas automatiquement libre de droits. De même, le fait qu'une photographie soit accessible gratuitement sur Internet ne signifie pas que vous pouvez l'utiliser commercialement sans condition.
Si vous utilisez une image, une police de caractères, une illustration ou une ressource créée par quelqu'un d'autre, vérifiez précisément la licence applicable et conservez les justificatifs nécessaires. Pour une œuvre collaborative, assurez-vous également que les droits et les autorisations sont clairement définis. Un problème de propriété intellectuelle peut devenir beaucoup plus coûteux que quelques heures consacrées à vérifier les licences au départ.
La propriété intellectuelle concerne aussi les personnages, marques et extraits d'autres œuvres. Vous ne pouvez pas reprendre librement des passages d'un livre récent sous prétexte que vous les trouvez intéressants. Les citations, parodies, œuvres du domaine public et autres exceptions obéissent à des règles précises qui varient selon le pays et la situation. Lorsqu'un doute sérieux existe, mieux vaut demander conseil à un professionnel du droit plutôt que de miser sur la chance.
Respecter les règles de publication d'Amazon
Amazon applique également ses propres règles de contenu. Les ouvrages peuvent être examinés avant ou après leur mise en vente et certaines catégories de contenus, métadonnées ou pratiques commerciales ne sont pas autorisées. Il est donc important de consulter les règles KDP en vigueur au moment de publier et de ne pas se fier aveuglément à un ancien tutoriel trouvé sur Internet.
Peut-on utiliser l'intelligence artificielle pour écrire un livre ?
L'intelligence artificielle mérite à ce titre une attention particulière. Amazon demande aux auteurs de déclarer certains contenus générés par IA lors de la publication. L'utilisation d'outils d'intelligence artificielle ne signifie donc pas automatiquement qu'un livre est interdit, mais l'auteur reste responsable du contenu qu'il met en vente et doit respecter les règles applicables.
Cela ne signifie pas qu'il est interdit d'utiliser des outils d'intelligence artificielle pour travailler sur un livre. En revanche, l'auteur reste responsable du contenu publié, notamment du respect des droits de propriété intellectuelle et des règles de la plateforme. Une utilisation réfléchie de ces outils peut aider à organiser des idées, repérer certaines incohérences ou améliorer un premier jet, mais elle ne dispense ni de la relecture humaine ni de la vérification des informations.
Vérifier les informations avant de publier
Pour les livres documentaires, l'enjeu est particulièrement important : un texte grammaticalement impeccable peut tout de même contenir une information fausse. Une date inventée, une statistique approximative ou une référence inexistante ne devient pas vraie parce qu'elle est formulée avec élégance. Vérifiez donc les informations importantes à partir de sources fiables et conservez vos références pendant toute la préparation du manuscrit.
ISBN : faut-il en avoir un pour son livre ?
Il faut également réfléchir à l'ISBN si vous publiez en version papier. Un ebook n'est pas soumis aux mêmes exigences qu'une édition imprimée et les règles relatives à l'identification des différentes éditions doivent être prises en compte. Pour un auteur qui souhaite développer progressivement un catalogue professionnel, mieux vaut comprendre ces notions dès le départ.
Cette question peut sembler très technique, mais elle devient importante dès que vous souhaitez distribuer votre ouvrage au-delà de la simple page Amazon. Un ISBN permet d'identifier précisément une édition et facilite notamment son référencement dans les circuits du livre. Pour un auteur qui souhaite développer progressivement un catalogue professionnel, mieux vaut comprendre ces notions dès le départ.
KDP Select : fonctionnement et exclusivité
Autre possibilité à étudier : KDP Select. Ce programme permet à certains ebooks d'intégrer l'écosystème de lecture par abonnement d'Amazon et de bénéficier de certains outils promotionnels. En contrepartie, l'inscription impose des conditions d'exclusivité numérique pendant la période concernée. Cette contrainte doit donc être comparée avec votre souhait éventuel de vendre le même ebook sur d'autres plateformes.
KDP Select peut donc être intéressant pour un auteur qui souhaite concentrer ses efforts sur l'écosystème Amazon, mais l'exclusivité doit être prise en compte avant de s'inscrire. Si vous souhaitez vendre simultanément le même ebook sur d'autres boutiques numériques, cette contrainte peut modifier votre stratégie. Il n'existe pas de solution universelle : certains auteurs préfèrent centraliser leur distribution, tandis que d'autres privilégient une présence sur plusieurs plateformes.
Comprendre l'Abonnement Kindle et les pages lues
L'Abonnement Kindle mérite également une explication. Dans ce cadre, la rémunération ne repose pas simplement sur le prix d'un exemplaire vendu. Les auteurs dont les ebooks sont inscrits au programme concerné peuvent percevoir des redevances liées aux pages effectivement lues, selon les mécanismes et le fonds applicables. Le montant par page n'est donc pas nécessairement un tarif fixe immuable.
Cette différence change la manière d'analyser les performances d'un livre. Pour une vente classique, on regarde notamment le nombre d'exemplaires vendus et la redevance par exemplaire. Dans un programme de lecture par abonnement, il faut également tenir compte du nombre de pages lues. Un ouvrage long n'est donc pas comparable mécaniquement à une nouvelle très courte simplement en regardant leur nombre de ventes.
Quels chiffres faut-il surveiller ?
L'auteur indépendant doit ainsi apprendre à lire ses chiffres. Le nombre de ventes est évidemment important, mais ce n'est pas le seul indicateur. Le taux de conversion de la fiche produit, le nombre de pages lues lorsque le programme concerné s'applique, les revenus par titre, les remboursements, les performances par pays et l'évolution dans le temps permettent de comprendre beaucoup plus précisément ce qui fonctionne.
Analyser ses ventes sur plusieurs mois
Il est particulièrement intéressant de suivre les résultats sur plusieurs mois. Un livre peut connaître un excellent lancement grâce à votre réseau personnel, puis ralentir. Un autre peut démarrer très modestement et progresser grâce au référencement, au bouche-à-oreille et à la publication de nouveaux ouvrages. Une photographie prise au bout de trois jours ne permet donc pas toujours de juger correctement le potentiel d'un livre.
Tester et améliorer son offre
Le prix peut également être testé dans le temps. Modifier légèrement le tarif permet parfois d'observer une variation des ventes, mais il faut éviter de changer simultanément dix paramètres : si vous modifiez le prix, la couverture, la description, la publicité et le titre le même jour, vous ne saurez plus ce qui a provoqué le changement. L'expérimentation devient beaucoup plus instructive lorsque les modifications sont maîtrisées.
Obtenir des avis sans manipuler les lecteurs
La collecte d'avis constitue un autre sujet délicat. Les évaluations peuvent rassurer les nouveaux lecteurs, mais il ne faut jamais chercher à manipuler artificiellement les avis. Demander honnêtement à vos lecteurs de laisser une évaluation respecte davantage l'esprit du système que d'acheter des commentaires ou de faire pression sur des proches pour obtenir des notes positives. Une réputation construite progressivement vaut mieux qu'un chiffre artificiellement gonflé.
Il faut aussi accepter qu'un livre ne plaise pas à tout le monde. Même les ouvrages très appréciés reçoivent des critiques négatives. Un commentaire défavorable n'est pas nécessairement un désastre : plusieurs avis peuvent même fournir des indications utiles sur les attentes des lecteurs. En revanche, si plusieurs personnes signalent la même faute, le même problème de mise en page ou la même information erronée, il devient pertinent d'en rechercher la cause.
Mettre régulièrement son livre à jour
L'amélioration continue constitue précisément l'un des avantages de l'autoédition numérique. Lorsque vous détectez une faute ou une information à mettre à jour, vous pouvez préparer une nouvelle version du fichier. Pour un ouvrage documentaire, cette possibilité est particulièrement utile, car certaines informations deviennent obsolètes avec le temps. Il faut toutefois conserver une organisation rigoureuse des différentes versions du manuscrit afin d'éviter de corriger un fichier tout en envoyant accidentellement une ancienne version quelques jours plus tard.
Construire un catalogue plutôt qu'un livre isolé
Pour construire une activité durable, pensez également en termes de catalogue. Un auteur de fiction peut développer une série avec des personnages récurrents. Un auteur pratique peut créer plusieurs guides autour d'une même compétence. Un spécialiste peut transformer son expertise en collection de livres complémentaires. Chaque nouveau titre peut alors bénéficier de la visibilité acquise par les précédents.
Créer des ventes croisées entre ses livres
Le catalogue crée également des possibilités de ventes croisées. À la fin d'un roman, vous pouvez présenter les autres ouvrages de la série. Dans un guide, vous pouvez orienter le lecteur vers un ouvrage complémentaire. Cette pratique doit rester pertinente : le but est de proposer une suite logique, pas de transformer les dernières pages en catalogue de supermarché littéraire.
Construire une véritable identité d'auteur
Pour les romans, la cohérence de marque peut être particulièrement utile. Une même identité visuelle, une présentation cohérente et une organisation claire des séries permettent au lecteur de comprendre rapidement qu'il existe d'autres ouvrages du même auteur. Pour la non-fiction, une identité éditoriale peut également aider à construire une réputation autour d'un domaine précis.
Une page Auteur Amazon peut compléter ce dispositif. Elle permet notamment de présenter l'auteur et ses différents ouvrages, ce qui facilite la découverte du reste du catalogue par une personne qui vient d'acheter ou de consulter un premier livre.
Le contenu enrichi de certaines pages produit peut également permettre de mieux présenter un ouvrage. Pour un guide pratique, des éléments visuels peuvent expliquer la structure du livre, montrer son contenu ou présenter les bénéfices attendus. Là encore, le principe reste le même : informer et rassurer plutôt que surcharger la page de slogans publicitaires.
Ne pas dépendre uniquement d'Amazon
La présence sur Amazon ne dispense toutefois pas d'exister ailleurs. Un site d'auteur, une newsletter, des événements, des partenariats avec des créateurs de contenu ou des communautés liées à votre sujet peuvent contribuer à construire une audience indépendante. Cette diversification réduit aussi la dépendance à une seule plateforme et permet de conserver une relation plus directe avec les lecteurs.
Penser son livre comme un actif à long terme
Pour un auteur qui souhaite transformer progressivement l'écriture en activité professionnelle, il est utile de considérer chaque livre comme un actif éditorial qui peut produire des revenus sur la durée. Cela ne veut pas dire qu'un livre continuera automatiquement à se vendre pendant des années. Cela signifie plutôt que, contrairement à une prestation facturée une seule fois, un ouvrage peut continuer à être acheté après sa publication, parfois longtemps après que son auteur a terminé de l'écrire.
Peut-on réellement vivre de l'autoédition ?
Il faut néanmoins éviter les promesses trop séduisantes que l'on rencontre parfois autour de l'autoédition. Publier un livre n'est pas une formule permettant de gagner automatiquement de l'argent pendant son sommeil. Certains ouvrages se vendent très peu, d'autres rencontrent un succès inattendu et beaucoup se situent entre ces deux extrêmes. Les revenus dépendent du sujet, de la qualité, du positionnement, du prix, de la visibilité, du catalogue, du public et d'une multitude d'autres facteurs.
Déclarer ses revenus d'auteur en France
La fiscalité et les cotisations sociales doivent également être intégrées au calcul de la rentabilité pour un auteur établi en France. Les sommes versées par une plateforme ne correspondent pas nécessairement au revenu net réellement disponible après impôts et cotisations. Le régime applicable dépend notamment de la nature de l'activité et de la façon dont les revenus sont déclarés. Pour une activité régulière ou des revenus significatifs, il est préférable de vérifier les règles applicables auprès des organismes officiels ou d'un professionnel compétent.
Ne pas confondre chiffre d'affaires et revenu net
Il est donc préférable de ne pas considérer « redevances Amazon » et « revenu disponible » comme des synonymes. Pour une personne qui commence à générer des revenus significatifs, il peut être judicieux de se renseigner sur le régime adapté à sa situation. Les règles fiscales et sociales peuvent évoluer et dépendent de circonstances personnelles : mieux vaut une vérification officielle qu'un conseil vieux de cinq ans trouvé dans un forum.
Suivre ses ventes et ses dépenses
Il faut aussi conserver soigneusement les relevés de ventes et les justificatifs. KDP fournit des rapports permettant de suivre les ventes et les redevances, tandis que les paiements interviennent avec un décalage. Une comptabilité simple mais régulière permet de savoir quels livres génèrent réellement des revenus, quelles dépenses ont été engagées et quelle somme doit être provisionnée pour les obligations fiscales et sociales.
Calculer la rentabilité réelle de son travail
Une bonne organisation financière peut faire une différence étonnante. Séparer les dépenses liées à l'activité, conserver les factures de prestations et noter les investissements effectués pour chaque livre permet de mesurer la rentabilité réelle. Un ouvrage qui rapporte 2 000 € mais a demandé 1 800 € de dépenses et plusieurs centaines d'heures de travail n'a pas la même rentabilité qu'un livre rapportant 1 500 € avec très peu de coûts supplémentaires.
Le temps doit donc être pris en compte. Écrire 80 000 mots, corriger le manuscrit, créer une couverture, mettre en page, rédiger la description, préparer la communication et répondre aux lecteurs représente un travail conséquent. Pour savoir si l'activité peut devenir rentable, il est intéressant de calculer approximativement le revenu obtenu par heure de travail, même si ce calcul reste imparfait pour une activité créative.
Rentabiliser son contenu de plusieurs façons
Cela conduit à une stratégie particulièrement intéressante : réutiliser intelligemment le travail déjà effectué. Un même sujet peut donner naissance à un livre complet, plusieurs articles de blog, des vidéos, une newsletter, une série de publications et éventuellement une nouvelle édition enrichie. Un auteur qui construit un véritable écosystème autour de son expertise peut ainsi rentabiliser beaucoup mieux le travail initial que celui qui publie un fichier puis l'oublie.
Exploiter l'univers créé autour d'un roman
Pour un roman, cette logique prend une autre forme. Les recherches historiques, les personnages, l'univers et les décors peuvent nourrir des contenus annexes. Une série peut donner envie de lire les tomes précédents lorsqu'un nouveau volume sort. Une nouvelle édition peut être l'occasion de corriger certaines coquilles ou d'ajouter du contenu bonus. Là encore, l'objectif est de prolonger intelligemment la vie du travail initial.
Bien organiser ses fichiers et ses versions
Il peut également être intéressant de conserver les fichiers sources dans plusieurs formats et plusieurs versions. Gardez le manuscrit original, la version corrigée, le fichier destiné à l'ebook, la couverture en haute résolution et les éléments graphiques séparément. Dans quelques années, cette organisation vous remerciera silencieusement. Retrouver une couverture vieille de cinq ans dans un dossier nommé « final-final-VRAIMENT-FINAL2 » est une expérience dont on peut parfaitement se passer.
La checklist indispensable avant la publication
Avant la publication, une liste de contrôle peut éviter de nombreuses erreurs. Vérifiez le titre, le nom de l'auteur, le sous-titre, la description, les catégories, les mots-clés, les droits territoriaux, le manuscrit, la couverture, le prix, les informations fiscales, les informations de paiement et l'aperçu du livre. Ce contrôle prend quelques minutes et peut éviter une correction précipitée après la mise en ligne.
Que faire après la mise en ligne ?
Après la publication, surveillez surtout les premières réactions. Si plusieurs lecteurs signalent un problème de formatage, corrigez-le. Si la page produit reçoit des visites mais très peu d'achats, examinez la couverture, le titre, la description et le prix. Si les ventes sont faibles mais que les lecteurs qui achètent semblent satisfaits, le problème peut davantage se situer du côté de la visibilité. Ces observations permettent de distinguer un problème de produit d'un problème de commercialisation.
Éviter de changer de stratégie trop rapidement
Une autre erreur consiste à changer complètement de stratégie chaque semaine. Un auteur peut publier sur un réseau social pendant trois jours, abandonner, lancer une publicité pendant quatre jours, créer une chaîne vidéo pendant une semaine, puis conclure que rien ne fonctionne. Une stratégie éditoriale demande généralement suffisamment de temps pour produire des données exploitables. La patience n'est peut-être pas très spectaculaire, mais elle reste remarquablement efficace.
Commencer petit avant de développer son activité
Pour débuter, une approche raisonnable consiste à choisir un seul projet, à lui consacrer suffisamment de soin, puis à analyser les résultats avant de multiplier les dépenses. Vous pourrez ensuite améliorer votre méthode avec l'expérience. Le premier livre sert souvent autant à apprendre le fonctionnement de l'autoédition qu'à générer des revenus. Le deuxième bénéficie déjà de ces apprentissages, le troisième encore davantage, et ainsi de suite.
Faut-il utiliser un pseudonyme ?
Il est également possible de tester plusieurs types de livres, mais il vaut mieux éviter de construire un catalogue totalement incohérent si vous cherchez à développer une marque d'auteur. Un lecteur qui découvre votre nom grâce à un guide de jardinage ne saura pas nécessairement qu'il doit vous suivre pour un roman de science-fiction publié sous la même identité. Dans certains cas, l'utilisation d'un pseudonyme peut être pertinente, mais cela dépend du projet et de la stratégie personnelle de l'auteur.
Segmenter ses différents publics
Pour les auteurs qui travaillent dans plusieurs domaines, la segmentation peut donc être utile. Elle permet de ne pas envoyer à un même public des communications qui ne l'intéressent pas. Une personne abonnée à une newsletter consacrée à la photographie n'a pas nécessairement envie de recevoir chaque semaine des informations sur votre dernier roman historique. La pertinence des messages est une composante essentielle de la relation avec les lecteurs.
Devenir auteur indépendant : une activité qui se construit dans le temps
La qualité reste finalement le meilleur outil marketing à long terme. Une belle couverture peut attirer un clic, un titre peut déclencher une visite et une publicité peut faire découvrir la page, mais seul le contenu peut transformer durablement un nouveau lecteur en lecteur fidèle. Pour un auteur, cette fidélisation est précieuse : elle permet de réduire progressivement la dépendance à la publicité et de construire une audience qui attend les prochaines publications.
Un auteur qui souhaite réellement gagner de l'argent sur Internet grâce à ses livres doit donc penser comme un créateur de contenu, mais aussi comme un entrepreneur. Il doit créer quelque chose que les lecteurs veulent, le présenter correctement, le rendre facilement accessible, attirer les bonnes personnes, analyser les résultats et améliorer le produit. Le talent littéraire compte énormément, mais la régularité, l'organisation et la compréhension du lecteur peuvent également faire une différence considérable.
Enfin, ne négligez pas la possibilité de construire une communauté plutôt que de chercher uniquement des acheteurs. Une communauté de lecteurs intéressés par votre univers peut devenir votre principal relais lors de chaque nouvelle sortie. Les personnes qui ont apprécié un premier ouvrage sont naturellement mieux placées pour s'intéresser au suivant. C'est précisément ce qui transforme progressivement une succession de livres en véritable activité éditoriale.
L'originalité ne signifie pas forcément tout inventer
En revanche, pour rencontrer le succès, il va falloir privilégier l'originalité, parce que de plus en plus de livres numériques se livrent à une concurrence sans pitié sur la plateforme. Si vous êtes tenté par cette idée rémunératrice, lisez également notre article sur l'écriture de e-books. D'autres conseils avisés vous y attendent.
L'originalité ne consiste pas forcément à inventer un sujet que personne n'a jamais traité. Dans la plupart des domaines, cela serait même extrêmement difficile. Elle peut résider dans votre manière d'expliquer, votre expérience, votre méthode, votre style, vos exemples ou votre capacité à rendre un sujet complexe accessible. Deux livres peuvent parler exactement du même thème tout en proposant une expérience de lecture complètement différente.
Trouver son positionnement d'auteur
Pour réussir, cherchez donc moins à être « le seul » qu'à être identifiable. Pourquoi un lecteur devrait-il choisir votre ouvrage plutôt qu'un autre ? La réponse peut tenir à votre expérience professionnelle, à votre façon de raconter, à votre spécialisation, à votre humour, à votre pédagogie ou à la précision de votre méthode. Plus cette réponse est claire, plus il devient facile de construire le reste de votre stratégie.
Le premier livre sert aussi à apprendre
Il faut également accepter que le premier livre ne soit pas parfait. L'objectif raisonnable n'est pas de produire immédiatement une œuvre définitive et irréprochable, mais de publier un travail sérieux, utile ou divertissant, puis de progresser. Chaque projet peut améliorer votre écriture, votre compréhension du marché, votre capacité à concevoir une couverture, votre maîtrise de la mise en page et votre manière de communiquer avec les lecteurs.
Voir l'autoédition comme une activité à long terme
Si vous souhaitez transformer cette activité en véritable source de revenus, pensez enfin sur plusieurs années plutôt que sur quelques semaines. Un catalogue composé de plusieurs ouvrages complémentaires, une communauté de lecteurs, une liste de contacts construite légalement, un site d'auteur, une bonne connaissance des outils de publication et une méthode de promotion reproductible constituent un patrimoine professionnel beaucoup plus solide qu'un seul livre lancé dans l'espoir de devenir immédiatement un best-seller.
L'autoédition n'est donc ni une loterie ni une formule magique. C'est un modèle éditorial qui permet à un auteur de réduire fortement les barrières techniques à la publication et de conserver davantage de contrôle sur son travail. Les possibilités sont considérables, mais elles s'accompagnent d'une responsabilité tout aussi importante : produire un ouvrage de qualité, respecter les droits, comprendre les règles de la plateforme, déclarer correctement ses revenus et construire progressivement sa visibilité.
En résumé, le chemin le plus judicieux consiste à partir d'un sujet réellement utile ou d'une histoire capable de retenir l'attention, à soigner le manuscrit, à investir du temps dans la couverture et la présentation, à choisir un prix cohérent, à publier dans les formats adaptés, puis à développer méthodiquement sa visibilité. Ensuite, il faut observer les chiffres, écouter les lecteurs, corriger ce qui doit l'être et recommencer avec un nouvel ouvrage. C'est beaucoup moins spectaculaire que la promesse de « devenir riche grâce à un ebook », mais c'est aussi beaucoup plus proche de la réalité du métier.
Et si vous n'avez encore jamais écrit de livre, ne vous laissez pas impressionner par les milliers de pages disponibles sur Amazon. Votre premier objectif n'est pas de rivaliser avec toute la bibliothèque mondiale. Il est simplement de créer un ouvrage suffisamment bon pour qu'une première personne ait envie de le lire, puis qu'une deuxième, une troisième et, avec un peu de travail et de persévérance, beaucoup d'autres aient envie de faire de même.
Ci-dessous, n'hésitez pas à noter l'article. Laissez un commentaire en bas de page pour donner votre avis.
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Commentaires (1)
Bonjour,
Merci pour cet article intéressant.
C’est compliqué au démarrage de se former et de gagner ses premiers euros sur Amazon. La persévérance et les bons outils sont la clef !
Bon succès à tous
Florian